Papillon

Mon ardeur s’estompe 
En aquarelle et arabesque
Le souffle des trompes
S’évanouit d’un écho sec 

Déesse de cette animosité 
En maître je règne 
L’échine est domptée 
Le phœnix se baigne 

Mon cocon ébranlé
Déballe l’intense rythme 
Des crins de mon archet 
Hérissés par la douceur infime 

Ma carapace se brise 
La frénésie s’offre à moi
Les nuances se dégrisent 
Je dévore cette toile de soie 

Dans l’atmosphère paisible  
Je me fonds 
Et sans réelle cible 
Je m’envole, papillon 

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