Journal

 


Je m’émerveille devant le sublime de l’automne. L’orange et le vermeille aux allures monotones. Je vénère cette enluminure à l’auteur ineffable, et écoute le doux chant des oiseaux qui me content une fable. L’hiver approche au rythme des feuilles qui se détachent et tombent des arbres. Les jours s’éciment et se refroidissent comme du marbre. L’arrivée des précoces soleils couchants de la demi-saison. L’anéantissement abrupt avant l’éclosion. J’observe le reflet des châtaignes dans les yeux d’un passant. La configuration céleste aiguillonne le désir et le vent. À la lueur blême d’une bougie, j’écris des lettres d’amour à la vie. Je savoure ces matins humides et ces soirées tièdes. Les effluves d’un thé, le moelleux d’un plaid. Et quand me manque la chaleur, je pars en cueillir dans mon cœur. 

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