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Affichage des articles du juillet, 2019

Alizés

Tropicales ardeurs   Indécente chaleur  Ton souffle se consume  Nos respirations fument  Et le vent, à toute vitesse  Nous emportent et nous blessent  Demain n’est pas moins sûr  Que chacune de nos coupures  La chair entaillée  Les esprits et l’âme corrompus  Nous sommes Pandore et Épiméthée Et la douleur ne nous atteint plus.

et si

On fini par se perdre dans nos propres angoisses en passant notre temps à se demander comment les choses auraient pu se passer. On laisse nos démons hurler dans notre tête à cause de deux simples mots : "Et si". Et si cette chose ne s'était pas passée, et si cette autre s'était réalisée? Et si j'étais ainsi, et si j'avais agis? Et si finalement, et si pourtant? Et si on passait à autre chose, et si on avançait plutôt que de rester figés dans nos regrets? On ne peut pas s'empecher d'y penser mais c'est pourtant une chose, une habitude si vaine. S'imaginer des scénarios, des issues différentes ça nous enfonce et nous pousse à rester sur place. On s'arrete tout à coup d'avancer pour mieux se lamenter. J’ai moi même été bloquée dans ce perpétuel cycle qui ne m’a été que toxique. Quand la nostalgie prends le dessus sur l’espoir, alors tout devient noir. J’ai pensé, repensé, engloutie par ces réminiscences sans fin, par la torture que je m’in...

Au final

Au final, j'y suis parvenue J'ai oublier ton rire Les contours de tes bras nus L’'envie persistante d'en finir  J'ai oublier la courbe de tes cils Oublier les embruns de ta voix Ça a été difficile Mais tu ne m’a pas laissé d’autre choix  J’ai oublié nos mains entrelacées La chaleur de nos corps empilés La magie dans l’air saupoudrée L’amour dans nos cœurs qui battaient J’ai oublié la douceur J’ai oublié la douleur J’ai oublié l’aigreur De ta saveur

Sables mouvants

Comme un océan d’essences  Vanille, musc, lavande, succulents sens  Il éveillait en elle les folies les plus exquises  Comme un univers de rêves Nuages, rivières et sève  Il nourrissait en elle magie et hantises  Comme un désert d’auras de sable  Translucides et impalpables Il semait en elle insomnies et friandises  Comme une galaxie d’orchestres  Accords, ondes, percussions extraterrestres  Il faisait jouer en elle des plaisirs qui électrisent Comme une abîme emplie de spectres  Infinitude, mort, démons contremaîtres  Il possédait sur elle la plus profonde des emprises  Comme l’enfer même qui saigne  Agonie, tortures, pure géhenne  Il attisait en elle les brasiers dans lesquels son esprit toujours s’enlise. (grave plus d’actualité mais j’ai envie de poster ce soir donc je vais sortir mes vieux brouillons)

free verse

Tant de fois où je suis restée la gorge nouée par des mots que je n’arrivais pas à formuler. Tant de conversations que j’ai écourtées par incapacité de m’exprimer. Je me sens comme terriblement limitée par la parole, les mots que l’on énonce tout haut. J’aimerai pouvoir ne parler que par écrit, prendre le temps de coucher mes mots sur le papier, d’analyser mes propres pensées pour mieux les concrétiser. Peut être que je suis trop lente, ou que le monde est trop rapide. Quand je suis face à quelqu’un, quelqu’un avec qui bien évidemment je dois parler, mon cœur s’accélère et les phrases s’entrechoquent dans ma tête, me rendant juste, idiote. Et je me suis longtemps demander si je l’étais vraiment, si je suis vraiment idiote. Incapable de m’adapter à une réalité dont je ne peux m’échapper. Paralysée face à ma frustration constante, les mots que je tais et qui chaque jour s’entassent en moi comme du ciment ensevelissant mes entrailles, m’empêchant de respirer. Les autres m’effraient. Je ...