Souffle, vent chaud

Souffle, vent chaud 
Arrache moi la peau des os 
Pourvu que je voyage 
Que je m’égare en plein mirage 

Emporte moi au loin 
Toi qui sait prendre soin 
Les humains ne savent plus 
Leur empathie est corrompue 

Intenses sont les chants 
De la colère des éléments 
Qu’avons nous fait pour alimenter
L’agonie d’une mère qui nous a portés

Crie ancestrale mère nature 
Pleure en ardentes pluies
Toutes tes symphonies 
Punis nous de ne pas être purs 

Infamies infinies et exquises tortures
Extasie dure et indigne adrénaline 
Pourvu que l’accalmie perdure
Qu’en soit usée et saignée notre échine 

Les tentures orientales
Aux coutures authentiques 
Abritent des couleurs aurores boréales 
Aux vertus cathartiques

Purge moi monde injuste 
Imbibe moi de lavande et de musc 
Je suis femme robuste 
Avide de péchés et de luxe 

Je veux vivre 
La renaissance des roses 
Le frisson des métamorphoses 
Guérir enfin ce monde ivre 

Je suis fille du soleil 
Qui chaque jour m’émerveille 
Je suis fille de la lune 
Qui est l’encre de ma plume 

Et que les vagues m’emportent 
M’invitent à danser en leur sein 
Et que m’exhorte
Demain à sa table, la Fin

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