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Affichage des articles du mars, 2020

Céleste

Des corbeaux aux ailes dorées  Font une sieste sur ma comète  Ces hôtes comme dans un ballet  Étincellent et animent la fête  Aux horizons des champs de lys  Et l’explosion d’un astéroïde sourd  Éclipse ? Apocalypse ? Vacarme de poussières d’amour  Virevoltant cyclone dans la foule  Les nuages qui essuient le temps  Les étoiles du ciel qui s’écroulent  Les dieux épongeront le vent  Tu disais m’aimer profondément  Dilection au goût d’astres forgés d’or  Mais dis-moi quelle saveur à donc mon sang ? Sur tes papilles en éveil, couleur rouge-mort 

L’ombre

Comme un voile de soie sauvage  Un rêve aux milles rouages  Des mirages cathartiques  La renaissance organique  Pourpre. Ciel de porcelaine  Jouvence ocre et ébène  La flûte des cygnes blancs  Les louves aux griffes d’argent  Fleurs d’eau au fond de ses iris  Le tiède souffle des abysses  De la peau en poussière  Et son amant mortuaire  Turquoise qui coagule  Sirènes en capsules Regarde la mer lactée  Une menthe sucrée au thé  Aigris acouphènes La terre qui saigne  Son cœur t’appelle  Variation frêle 

Méditations

Réminiscences filées  D’enfouies métamorphoses Vent suave des alizés  Et lancinant deuil des roses  Jaillit des roches volcaniques  Eau pure et cristalline  Ô aigre essence féminine  Anime leurs tourments anémiques  Soleil, noient nos cœurs de ta chaleur  Lune, occulte nos inavouées peurs  Regards vides éventrant nos iris  Dans ces abysses nos âmes s’enlisent  Je m’arrache frénétiquement les cuticules  De ma peau et ma chair du sang coule Esprit salvateur prends moi  Libère moi donc de ce poids  L’évanouissement des sens  Comme unique chance  D’enfin s’évader  De cette prison dorée  Et je supplie l’univers de nous offrir une ultime éclipse  où toi la soleil,  moi la lune,  pourrions enfin nous réunir,  apocalyptique symbiose,  corps et âmes en osmose

Sans titre

Mes larmes sont de plus en plus chaudes  Mon corps de plus en plus froid  Qu’ai je été crédule de croire que mes vers et ma prose  Auraient le salvateur pouvoir de me guérir de toi  Mon esprit chaque seconde se tord, se vautre  S’emplie infiniment de pensées morbides  Vos corps appuyés l’un contre l’autre  Vos salives mélangées comme un poison acide  Dans mes rêves ces fascinations obscures  Que je lutte à enfouir au fond de moi le jour  Me rattrapent silencieusement  Tu es encore à moi et elle, délicieusement  Baigne dans son propre sang 

Discussion longue et ordinaire avec mes poupées

Qui vous a fait du mal mes amies? Tout s’est passé il y’a longtemps, dans un lit  Vous sentez vous endolories ? Nous ne sentons plus rien, nous sommes meurtries  Racontez moi donc ce qui s’est passé  Nos cœurs et nos corps sont en lambeaux  Vous êtes vous blessées, êtes vous tombées?  Notre âme est enfouie dans un tombeau  Pourquoi ne voulez vous plus jouer? Jouer, c’est comme ça qu’ils nous l’ont expliquer  Et qui sont-ils, ceux dont vous parlez? Ils sont les doigts, les griffes qui nous ont fouillées  Et le monstre géant qu’on nous a forcé à gober  Racontez moi  Nous ne pouvons pas  Pourquoi ça?  Il nous tuera  Que devons nous faire? Se taire  Et pourquoi? C’est comme ça  N’avez vous pas essayé de punir les méchants? Nous l’avons dis à papa et maman  Et alors, ont ils agit en conséquences? Non, jamais ils ne comprennent les grands...