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Cauchemar

Je vis dans un hémisphère inexistant  Plongée dans un rêve persistant  Où nos anges déchus sont en sang  Et ton souvenir s’écoule d’un volcan  Perdue dans ce merveilleux enfer  De l’acide dans mes artères  Le ciel à la place de la mer   Des rideaux de fleurs ornent la terre  Sur une colline notre maison  D’où émanent de psychédéliques sons Un univers alternatif à l’horizon  Et dans un champ une culture de poisons  Nous nageons en pleine forêt  Nous flottons sur les rochers, les prés Nos âmes harmonieusement mêlées  Notre amour à l’or et au bronze, scellé  Métamorphoses infinies  Des papillons cousus à nos cils  Nos yeux mauve lilas et jaune marguerite Exquise osmose avant l’apocalypse  D’étranges formes appellent au chaos  Les flammes noires alimentent l’eau  Du venin aigre désintègrent nos os  Les soleils nous brûlent la peau...

Épisode démentiel

Tu es mon exquise chimère  Affreuse et délicieuse bête d’un étrange univers  Les flammes que tu craches dissolvent la chair Tes mandibules sont le carcan qui me serre  Dans ton regard pâle et laiteux  Git un violent et ardent feu  Qui attise les démons et les dieux  Leur arrache et leur gobe les yeux  Tu es ultime pêché  Ton sang noir n’est pas salé Il est suave et assaisonné  Des martyrs qui dans ton ventre ont macéré De tes entrailles je suis prisonnière  Mais c’est en moi qu’est imprégné ton souvenir amer   Mon âme meurt, elle crache des glaires  Agonise dans cette prison austère  Je suis chose pusillanime  Dévastée par ces enfers que tu animes Je n’ai plus de racines ni de cime  Tu es ce monstre qui me décime 

Symphonique chaos

Submergée par les vagues de cette mélodie  Les vibrations des partitions en do, en ré, en mi   Font battre en moi les basses de toutes gammes  Et les aigus qui percent mes tympans et mon âme  Corrige mes notes fausses  Accorde moi en prose  Nos cœurs qui battent sur le même tempo  Tes doigts déchaînés comme sur un piano  Accélère donc encore  Détruis doucement ce corps  Imbibe mes limbes profondes Pour toi la haine sera féconde  Plénitude cadencée  Quand tes paumes me caressaient  Je n’ai plus de sens, plus d’ouïe  Si de ton amour ma poitrine n’est plus ivre 

jesaisquonsenfoutmaisjetenaisafairecettepetitemiseaupointksjsjshsvav

Coucouu tout le monde (12,5 personnes), juste pour vous dire que je vais dorénavant m’essayer à des sujets un peu plus diversifiés et laisser de côté le mélo-dramatisme qui donne le La à se blog depuis ses débuts. C’est ce que j’ai essayé de faire avec « Souffle, vent chaud » qui donne mon (insignifiant) point de vue sur les questions environnementales actuelles : c’est le caca (gEnre on avait pas capté). N’hésitez pas à me conseiller des thèmes à aborder quelqu’en soit leur nature (sur instagram, twitter ou même en coms). Bref, il est enfiN temps de sécher ses larmes et de commencer à peindre avec un autre fluide corporel (métaphore ratée). J’essaye de laisser derrière beaucoup de choses qui me font encore, mais au moins de moins en moins, mal. Et constamment écrire sur ces sentiments taciturnes qui ne sont rien d’autre que nocifs et destructeurs, en réalité je ne pense pas que ça ne m’apporte une grande aide. C’est pourquoi me concentrer sur des choses moins futiles et inutiles me p...

Souffle, vent chaud

Souffle, vent chaud  Arrache moi la peau des os  Pourvu que je voyage  Que je m’égare en plein mirage  Emporte moi au loin  Toi qui sait prendre soin  Les humains ne savent plus  Leur empathie est corrompue  Intenses sont les chants  De la colère des éléments  Qu’avons nous fait pour alimenter L’agonie d’une mère qui nous a portés Crie ancestrale mère nature  Pleure en ardentes pluies Toutes tes symphonies  Punis nous de ne pas être purs  Infamies infinies et exquises tortures Extasie dure et indigne adrénaline  Pourvu que l’accalmie perdure Qu’en soit usée et saignée notre échine  Les tentures orientales Aux coutures authentiques  Abritent des couleurs aurores boréales  Aux vertus cathartiques Purge moi monde injuste  Imbibe moi de lavande et de musc  Je suis femme robuste  Avide de péchés et de luxe  Je veux viv...

Le Barrage

Chaque jour  Vide de ton amour  Mon âme place les briques  Du mur magique  Qui retient  Mon tout et mon rien   Qui sont encore tiens  Cet autophage  S’appelle le Barrage  La haine déguisée  La violence aiguisée  Qui écharde mes entrailles  Et qui dans le Barrage  Crée des failles  Et le flot de mes émotions  Le feu qui m’anime  La terre qui m’abrite  L’air qui fait sa loi Et l’eau qui me noie  Menacent d’emporter  À tout jamais  Mon hiver et mon été  Je meurs un peu chaque fois  Que mes yeux lâchent leur proie  Après des semaines sans penser à toi  Quand cette voix là ou ce parfum  Me rappelle que tu n’aura jamais de fin  Car derrière ces briques de ciment Demeure les profondeurs de mes sentiments  En ouragans et torrents   Luttant pour m’envahir et que je me rende...

Pleine lune

Ce soir la lune est pleine  Comme un soleil dense  Couleur ivoire défense Nos ardeurs sont reines  Le manque se fait omniprésent  De ta présence hypnotisante  De ton parfum entêtant  De ton aura enivrante  Ce soir la nuit est claire Comme tes yeux écarquillés  Couleur déboires et néant  Leurs étincelles m’éclairent  Et pleine de réminiscences  Féline et fébrile, je danse  Mon être tout entier  À toi abandonné Ce soir la lune est pleine  Comme une gifle en pleine face Mes sentiments refont surfaces  Et m’enlacent de chaînes  Je voudrais que mes mains une dernière fois  Embrassent encore les siennes  Je voudrais que nos cœurs une première fois  Explosent d’étincelles  Ce soir la nuit est claire  Comme l’eau fugace d’une source  Reflet de cette infinie course  Qui à mon souffle coûte bien trop cher  T...

Carnation

Les arbres font danser leurs feuilles   Au contact des fruits que l’on cueille En soupirs toujours plus fébriles  En lamentations fragiles  Au rythme du vent qui souffle  D’un jaune soleil, étoile et soufre  Nos cœurs suintent en symbiose  La maladie qui nous fait voir la vie en rose Putride infection  Écoeurante affliction  Nos sentiments nous aveuglent  Nos âmes qui rugissent et qui beuglent  Amour amour amour  Orchestré de trois mots si lourds  Animés de frissons courts  On vole, on saute, on court  Poisons succulents  Coulant le long de nos gorges brûlantes  Dans nos corps, tremblants  Sous nos peaux, mourantes  L’attachement à l’enveloppe charnelle  L’abandon des esprits frêles  La couleur de nos sentiments  Ne sont autres que de sublimes illusions.

Alizés

Tropicales ardeurs   Indécente chaleur  Ton souffle se consume  Nos respirations fument  Et le vent, à toute vitesse  Nous emportent et nous blessent  Demain n’est pas moins sûr  Que chacune de nos coupures  La chair entaillée  Les esprits et l’âme corrompus  Nous sommes Pandore et Épiméthée Et la douleur ne nous atteint plus.

et si

On fini par se perdre dans nos propres angoisses en passant notre temps à se demander comment les choses auraient pu se passer. On laisse nos démons hurler dans notre tête à cause de deux simples mots : "Et si". Et si cette chose ne s'était pas passée, et si cette autre s'était réalisée? Et si j'étais ainsi, et si j'avais agis? Et si finalement, et si pourtant? Et si on passait à autre chose, et si on avançait plutôt que de rester figés dans nos regrets? On ne peut pas s'empecher d'y penser mais c'est pourtant une chose, une habitude si vaine. S'imaginer des scénarios, des issues différentes ça nous enfonce et nous pousse à rester sur place. On s'arrete tout à coup d'avancer pour mieux se lamenter. J’ai moi même été bloquée dans ce perpétuel cycle qui ne m’a été que toxique. Quand la nostalgie prends le dessus sur l’espoir, alors tout devient noir. J’ai pensé, repensé, engloutie par ces réminiscences sans fin, par la torture que je m’in...

Au final

Au final, j'y suis parvenue J'ai oublier ton rire Les contours de tes bras nus L’'envie persistante d'en finir  J'ai oublier la courbe de tes cils Oublier les embruns de ta voix Ça a été difficile Mais tu ne m’a pas laissé d’autre choix  J’ai oublié nos mains entrelacées La chaleur de nos corps empilés La magie dans l’air saupoudrée L’amour dans nos cœurs qui battaient J’ai oublié la douceur J’ai oublié la douleur J’ai oublié l’aigreur De ta saveur

Sables mouvants

Comme un océan d’essences  Vanille, musc, lavande, succulents sens  Il éveillait en elle les folies les plus exquises  Comme un univers de rêves Nuages, rivières et sève  Il nourrissait en elle magie et hantises  Comme un désert d’auras de sable  Translucides et impalpables Il semait en elle insomnies et friandises  Comme une galaxie d’orchestres  Accords, ondes, percussions extraterrestres  Il faisait jouer en elle des plaisirs qui électrisent Comme une abîme emplie de spectres  Infinitude, mort, démons contremaîtres  Il possédait sur elle la plus profonde des emprises  Comme l’enfer même qui saigne  Agonie, tortures, pure géhenne  Il attisait en elle les brasiers dans lesquels son esprit toujours s’enlise. (grave plus d’actualité mais j’ai envie de poster ce soir donc je vais sortir mes vieux brouillons)

free verse

Tant de fois où je suis restée la gorge nouée par des mots que je n’arrivais pas à formuler. Tant de conversations que j’ai écourtées par incapacité de m’exprimer. Je me sens comme terriblement limitée par la parole, les mots que l’on énonce tout haut. J’aimerai pouvoir ne parler que par écrit, prendre le temps de coucher mes mots sur le papier, d’analyser mes propres pensées pour mieux les concrétiser. Peut être que je suis trop lente, ou que le monde est trop rapide. Quand je suis face à quelqu’un, quelqu’un avec qui bien évidemment je dois parler, mon cœur s’accélère et les phrases s’entrechoquent dans ma tête, me rendant juste, idiote. Et je me suis longtemps demander si je l’étais vraiment, si je suis vraiment idiote. Incapable de m’adapter à une réalité dont je ne peux m’échapper. Paralysée face à ma frustration constante, les mots que je tais et qui chaque jour s’entassent en moi comme du ciment ensevelissant mes entrailles, m’empêchant de respirer. Les autres m’effraient. Je ...

Il pleut

J'aime la pluie Sa force Son son Sa senteur J'aime la pluie Sa force, rythmée, imprévisible et vibrante Son son, fracassant, pur et chantant Sa senteur, boisée, humide et apaisante J'aime la pluie Ces joies qu'elle éveille Ces frayeurs de la veille Et le ciel qui saigne J’aime la pluie Le petrichor charnel Ses émanations douces et aigres Ses embruns de miel J’aime la pluie Ton souvenir trempé Tes mèches noyées Nos rires entrelacés

Embrase-moi

Brasiers intenses   Buissons et ronces   Nature dense  Éveil des corps  Nouveau décor  Mourir encore  Danse macabre  Épices et sabres  Visage de marbre  Fuite dorée  Rites sacrés Fruits salés Âme emmêlée Cœur et esprit entrelacés