Essai ou Cavalière
Je chevauche le vide
Non pas dans le vide
Mais bien le vide
L’horloge tourne
affolée
La poussière chante
Et le tic toc nous mange
Et le vide
Ce vide
Je le chevauche
Je chevauche
Le souffle des aigles
piègé dans des bulles de miel
Et puis cette rose qui dévore le temps
les marguerites, le soleil dans le vent
Je chevauche
Une rivière éternelle
et rouge
Cannibale de la nuit
Papillons d’étoiles
Je chevauche
Ce coeur en forme de guépard
l’ennui
L’orage qui crucifie les nuages
Le jour qui suffoque
Je chevauche
L’errance et la folie du ciel
le charme des fleurs
la morsure de la Terre
qui meurt
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