Genèse

Toi, oui toi qui pagaies en silence, oublie le monde, oublie l’univers qui danse. Oublie ton corps, ton enveloppe indécente, ta chair. Oublie le rouage infernal de ton calvaire. Je veux que tout doucement tu voyages, assieds-toi sur un nuage. Prend à droite, ignore tes mains moites. Dans ton âme tu trouvera un trésor, une fleur aux pétales d’or. Le galbe de l’infini, t’invitera en son sein. Sur les murs de tes entrailles, des fresques, des dessins. Ressens la béatitude te posséder, les éléments t’incarner. Oui, le vent qui tressaille en ton coeur et son printemps aguicheur. Laisse ton enfer condescendre, les mystères de ton torrent se noyer dans tes méandres. Introspecte les racines qui s’ancrent paradoxalement dans tes cimes. Savoure l’extravagance de ces ramifications. Le bizarre, l’unique, le fantasque de ce son. Cette perfection trouble, ébranlée et anarchique. Le souffle tourbillonnant que tes vagues communiquent. Délecte-toi de ce rythme abstrait qui émane de ta poitrine. Prend donc le temps d’écouter la poésie de ces chants. Laisse-toi envahir par la gratitude, au gré de ces ondulations. Sois happé par la grâce de ton être repu. Le cataclysme de tes pensées intrépides, la stupeur du frisson absolu. Porte en toi et féconde un royaume de joie, de bonheur et d’allégresse. Tu es vivant, mon altesse.


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