“La columna rota”
Suave brume satinée
Le décor est morose
L’aboiement de la vallée
En tumultes et ecchymoses
Des falaises maçonnées
Peuplent l’horizon
L’abîme enchevêtrée
Dans l’enclave de la saison
Les remparts en apnée
Où fleurissent les contractions
Corrompent le barrage éprouvé
Par ces affres de l’affliction
Épines et calamités
Géhenne de châtiments
Les martyrs sont tenaillés
Prisonniers du malfaisant
Ce prince de l’opacité
Cavale en chevalier funeste
Il règne sur les torturés
Ni clément ni leste
Le néant est gangrené
Dans l’arène de ce royaume
Où beugle sans congé
La détresse des hommes
De supplices est envenimée
Cette terre maudite
Tailladée et crucifiée
Je suis l’hôte qu’elle habite
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